Paroisse Cathédrale Montpellier

Feuilles d'information paroissiales

Facebook Cathédrale

Messes info

Tous les horaires des célébrations

Lettre d'information

Le grand orgue de la cathédrale Saint Pierre, classé monument historique en 1990

Historique

En 1775, l'évêque de Montpellier, Monseigneur de MALIDE, ordonne d'abattre l'ancien chœur édifié au 14ème siècle par Urbain V, devenu trop exigu. Les commissaires font appel au plus grand facteur d'orgue de Pézenas de l'époque : Jean-François LEPINE. Mais avant de mettre en place l'instrument, il faut refaire la tribune pour soutenir l'édifice et faire que les trépidations ne désaccordent pas l'orgue.

Depuis sa création en 1776, l'orgue est régulièrement entretenu, des fournitures aux nouvelles souffleries en passant par l'ajout de nouvelles souffleries ou tuyaux.

En 1923, il est équipé d'une soufflerie électrique.
En 1943, la réfection d'une toiture est désastreuse pour l'orgue ; en effet, la poussière et les plâtras tombent sur l'instrument et bouchent les tuyaux, paralysent les registres et les claviers. Une restauration est entreprise et l'on en profite pour ajouter de nouvelles sonorités.
Lors du millénaire de Montpellier, en 1985, l'éclairage de la cathédrale est entièrement refait par la Conservation régionale des monuments historiques, avec le concours de la ville de Montpellier. Des projecteurs sortent ainsi l'orgue de sa demi-obscurité.


En 1990, l’orgue est classé Monument Historique car il présente un intérêt public du point de vue de l’histoire de la musique. Il est un témoignage de l’esthétique de l’orgue des 18ème et 19ème siècles.
Un peu plus tard, en 1992 une nouvelle restauration voit le jour car les tuyaux de la tourelle centrale dont les pieds s'affaissent sous le poids, sont réparés. Les instruments de musique enlacés et les consoles sont dorés à la feuille conformément au projet de 1846. Il faut 16 000 feuilles d'or à 22 carats pour garnir l'orgue.
Enfin en 2000, la grande soufflerie est entièrement restaurée. Les sept tuyaux de la tourelle centrale, affaissés, sont redressés et renforcés par des cylindres en cuivre pour permettre de mieux les suspendre
 

Voir le site de l'Association des Amis de l'Orgue de la Cathédrale de Montpellier

Description et technique

Partons à la découverte de l’orgue à partir de la nef !


L’ensemble tuyaux/boiseries, c’est-à-dire la partie visible de l’orgue, s’appelle le buffet.
Vu de face, le Grand Orgue est composé de cinq tourelles.
Le visiteur peut compter 140 tuyaux en façade, mais derrière cette tuyauterie visible, à l’intérieur de l’instrument, une forêt sonore d’autres tuyaux en dissimule plus de 5000.


Sur chaque tourelle, on peut distinguer des angelots jouant des instruments tels que trompette, lyre, hautbois, basson. Ces instruments sont là pour chanter la gloire de Dieu. Ces décorations sont aussi un signe de richesse et de puissance. Les anges du groupe central mesurent 1,70 m et sont à une hauteur de 22,50 m.
 

1. Les tuyaux

Cylindriques, coniques, évasés, rectangulaires, ouverts, bouchés, percés, les tuyaux peuvent être en bois (chêne, sapin rouge, noyer, érable, poirier), en étain, en étain plus plomb (c’est l’étoffe), ou en alliage étain plus cuivre.

Parmi les 5000 tuyaux de l’orgue de la Cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, il en existe plusieurs types.

  • Les tuyaux à bouche

Ils constituent la quasi-totalité des jeux de « fonds » (les plus nombreux). Ils ressemblent à une flûte à bec et ils ont chacun leur propre longueur. Plus le tuyau est long, plus le son émis est grave.

Dans cette catégorie, le son est provoqué par une colonne d’air qui entre en vibration dans le tuyau.

 

  • Les tuyaux à anche

Ici, le son n’est pas émis par une vibration de l’air mais par une languette métallique qui, sous l’effet de la pression de l’air, se met à vibrer. La hauteur du son est déterminée par la longueur et l’épaisseur de l’anche elle-même. Le tuyau agit comme un résonateur.

2. La console

Elle comporte tous les claviers manuels et de pédale, les tirages de jeux, les tirasses, les accouplements et les combinaisons

  • Les 4 claviers

Le grand orgue, le positif de dos, le récit (expressif), le positif de poitrine ou positif intérieur.

  • Le pédalier

Aux pieds de l'instrumentaliste se trouve le pédalier : l’organiste utilise donc les pieds en même temps que les mains !

Il y a bien sûr des doigtés pour le pédalier : l’organiste joue en bougeant ses deux pieds : talons et pointes.

  • Les registres (ou tirants de jeux ou jeux), correspondent chacun à l’un des 60 timbres de l’orgue de la Cathédrale de Montpellier. Ils sont disposés de chaque côté des claviers.